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Archive for mai 2010

Prendre des  matés est une tradition enracinée en Argentine. La cérémonie du maté nous parle de valeurs comme l’amitié, la solidarité et l’union.

C’est le rituel de l’amitié, de la modestie de celui qui prépare le meilleur maté, la certitude d’une ronde dont on connaît le début mais pas la fin. C’est la générosité de l’invitation. C’est l’obligation de dire « merci », au moins une fois par jour, quand on veut transmettre à celui qui l’offre qu’on n’en veut plus et une façon de manifester la reconnaissance pour l’invitation.

C’est l’attitude de l’attente, de la rencontre, c’est le goût d’une discussion franche et loyale sans autre prétention que le partage.

Pour tout ceci, un maté n’est pas seulement un maté, c’est toujours de l’amitié.

Le langage du maté:

Maté amer: Indifférence.

Maté sucré: Amitié

Maté très sucré: Intérêt. (Parle à mes parents pour me demander en mariage)

Maté très chaud: Je meurs d’amour pour toi.

Maté froid: Mépris.

Maté avec de la canelle: Tu occupes toutes mes pensées

Maté au zeste d’orange: Viens me chercher.

Maté avec du café: Je te pardonne.

Maté avec de la mélasse : Ta tristesse me fait de la peine.

Maté avec du lait : Respect.

Maté bouillant: Je te hais.

Maté bouché: Ne reviens plus.

Maté écumeux: Affection vraie.

Et pour accompagner les matés je recommande les traditionnels “bizcochitos” et  “cuernitos de grasa”.

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Hier soir a eu lieu la cérémonie de réouverture du Teatro Colón fermé pendant trois années pour travaux  de restauration.

La célébration a commencé à 19.30 hs. avec la projection en 3D (système mapping) sur la façade postérieure du théâtre – sur la rue Cerrito- d’un documentaire historique-musical, qui a parcouru les moments les plus importants de l’histoire du théâtre avec des images d’archive et des entrevues à des personnalités de la culture mondiale. La projection a été accompagnée par le travail de cent artistes sur une scène installée devant cette façade postérieure du théâtre.

Dans l’intérieur du Théâtre plus de 2000 personnalités argentines et internationales, invités privilégiés pour cette occasion,  ont assisté à une représentation de l’acte III du Lac des Cygnes de Tchaikovsky sous la direction du chef Javier Logioia Orbe avec une chorégraphie dirigée par Lidia Segni suivie de  la représentation de l’acte II de l’opéra La Bohème de Puccini sous la direction de Stefano Ranzani et avec l’interprétation de la soprano Virginia Tola.

La fête continuera  aujourd’hui avec des activités et des récitals dans les différentes scènes installées sur l’Avenida 9 de Julio.

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Perdus pendant des années, ils ont fait leur réapparition au moment opportun. Hier, pour l’ouverture de la Fête du Bicentenaire, on a exhibé pour la première fois l’Acte de convocation au Conseil Municipal Ouvert (Cabildo Abierto) du 25 Mai 1810 ainsi que les pétitoires populaires exigeant la formation d’une nouvelle Assemblée de Gouvernement.

Les documents font partie de l’exposition Huellas de la Revolución (Traces de la Révolution),  qui depuis aujourd’hui peut être visitée dans le Museo Histórico Nacional.   Dans chaque feuille, apparaissent des signatures de personnages célèbres de l’Histoire Argentine : Cornelio Saavedra, Domingo French et Juan Jose Castelli parmi d’autres.

Le document le plus important est sans doute le pétitoire populaire exigeant la formation d’une nouvelle Assemblée de Gouvernement  avec la signature de  409 voisins de Buenos Aires et présenté au “Cabildo” (Conseil Municipal) – par alors l’organe politique maximal-  Dans la place, une multitude soutenait ce  pétitoire. C’est par la pression de ces voisins que le Conseil Municipal a fini par accepter les conditions et  la Première Assemblée s’est formée.

Parmi les objets exhibés au public il y a  la boîte à cigares de Mariano Moreno, secrétaire – avec Juan Jose Paso– de cette Première Assemblée,  une des 450 invitations envoyées à ceux qui ont intégré le Conseil Municipal Ouvert et les documents exigeant l’abdication du Vice-roi Cisneros.

L’exposition  inclut aussi le drapeau de “ Macha”. Il s’agit du drapeau le plus ancien qui aurait appartenu à “el Ejército Auxiliar del Alto Perú” commandé par  Manuel Belgrano.

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Le mystère est dévoilé et l’entraîneur de la sélection argentine de football, Diego Armando Maradona, a fait connaître la liste définitive des 23 joueurs qui conformeront l’équipe pour la Coupe du Monde 2010.

Les 23 sélectionnés :

Gardiens de but: Romero, Andújar, Pozo

Défenseurs: Demichelis, Samuel, Heinze, Garcé, Clemente Rodríguez, Burdisso, Otamendi.

Milieux de terrain: Mascherano, Di María, Verón, Pastore, Maxi Rodríguez, Jonas Gutiérrez, Bolatti.

Attaquants: Messi, Tévez, Higuain, Agüero, Diego Milito, Martín Palermo.

¡Vamos, vamos Argentina, vamos, vamos a ganar!

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Pour ceux qui veulent comprendre les Argentins au moment de s’exprimer en langage familier voici d’autres expressions:

Si je dis “ es un buchón” , je parle d’un mouchard.

Si je dis “es un pibe copado”, je dis “c’est un gars sympa”

Si je te dis “dame bola por favor”, je te demande de m’écouter, de faire attention à ce que je dis.

Si je dis “ es groso “, je dis c’est génial.

Si je dis “es un tarado, un idiota” , je veux dire c’est un imbécile.

Si je vais à “la pileta”, je vais à la piscine.

Si je dis “los chicos se ratearon”, je veux dire les enfants ont fait l’école buissonnière.

Si je te dis “sos un dulce, sos amoroso”, je te dis tu es un doux, tu es adorable.

Si je dis “se borró”, je veux dire il s’est effacé, il a disparu.

Si je te dis “sos un careta”, je veux te dire que tu es hypocrite.

Si je te dis “¡cortala!” , je te dis arrête!

Si je te demande “¿me estás cargando?”, je veux savoir si tu te moques de moi.

Si je te dis “aguantame un cacho” , je te demande de m’attendre quelques minutes.

Et si je te dis “¡ che ! , je ne parle pas du Che Guevara, simplement j’utilise cette interjection  très argentine pour attirer ton attention.

À lire: Posts du 16 mai 2009 et du 28 janvier 2010 (Je ne comprends pas)

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Ce dessert typiquement argentin consiste à superposer une tranche de fromage Mar del Plata ou fromage frais à une autre de dulce de membrillo (pâte de coing)  ou dulce de batata (pâte de patate douce).

Dans le nord d’Argentine il acquiert des caractéristiques régionales et les ingrédients changent :  le fromage devient de chèvre et la pâte de fruits peut être  de cayote, de “tuna” ou de papaye, c’est-à-dire que le nom porteño « vigilante»  est nettement transformé en  « queso y dulce».

La tradition dit qu’il serait né en 1920, dans un modeste restaurant de Palermo Viejo, quartier porteño habité à cette époque-là par des “compadritos” et “malevos”. Cette “cantina” était très fréquentée par les policiers du commissariat  qui entre ronde et ronde y prenaient leurs repas rapidement. Puisque les caractéristiques de ce plat permettaient de le manger debout et sans couverts, il est devenu un classique parmi eux. Le dessert a été baptisé “vigilante”, nom du langage familier utilisé à cette époque pour désigner les agents de sécurité.

Rapidement popularisé surtout parmi les travailleurs, ce dessert argentin a été ensuite adopté par tous les secteurs, même par les intellectuels les plus illustres.  Dans son livre “Borges a contraluz”, l’écrivain argentine Estela Canto  raconte que le grand auteur argentin, aux goûts culinaires très simples, commandait généralement un menu composé de bifteck, de salade et comme dessert “queso y dulce”.

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Les 200 ans de la Révolution qui a préparé la voie pour l’indépendance argentine seront fêtés pendant toute l’année et dans tout le territoire du pays avec différentes activités et inaugurations qui prépareront le terrain pour la grande festivité qui aura le 25 mai 2010 comme acte central.

Dans l’agenda du site officiel du Bicentenaire sont détaillées toutes les activités programmées.

Synthèse de la Révolution de Mai 1810.

La Révolution de Mai fut le processus historique qui entraîna la rupture des liens coloniaux avec l’Espagne en 1810 et ouvra le chemin de l’indépendance du pays le 9 juillet 1816. Les évènements de Mai ne firent que cristalliser un mouvement émancipateur cherchant depuis 1806, une plus grande participation politique et économique des créoles. Ainsi, le 22 mai 1810, après ll’arrivée des nouvelles de la chute de la couronne espagnole entre les mains des français, les créoles convoquèrent à un  “Cabildo Abierto” (Conseil Municipal Ouvert) qui dut être accepté par le Vice-roi Cisneros, représentant de l’Espagne dans le pays. Après quatre jours de débats et de révoltes, les intégrants prirent la décision de conformer une Assemblée créole qui assumerait le Gouvernement de la Nation tant que la Couronne espagnole était libérée de la domination française. Ainsi, le gouvernement populaire fut formé par des intellectuels et militaires créoles qui luttaient depuis des années pour la révolution indépendantiste : Cornelio Saavedra, Juan Jose Castelli, Manuel Belgrano, Miguel d’Azcuénaga, Manuel Alberti, Domingo Matheu, Juan Larrea, Juan Jose Paso et Mariano Moreno. À partir de ce fait, la lutte pour l’indépendance fut un chemin inévitable aboutissant au Congrès de Tucuman du 9 juillet 1816.

http://www.bicentenario.argentina.ar

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Les Argentins et les Mexicains sont parmi les citoyens les plus heureux du monde, selon une enquête faite par Coca Cola dans 16 pays.  Le sondage dont l’objectif était d’étudier ce qu’il implique d’être heureux dans différents lieux, a aussi conclu que le contact entre les personnes est la principale source de bonheur.

Le Baromètre du Bonheur s’est basé sur les enquêtes qui ont été faites parmi 500 et 1.000 personnes par pays. 40 % des personnes interrogées ont répondu que le moment le plus heureux  est  celui de la rencontre des personnes aimées après la journée de travail tandis que plus de 20 % ont indiqué que leur heure la plus heureuse est celle des repas en famille.

Seulement 5 %  ont indiqué qu’elles sont heureuses au moment de contacter  leurs amis par internet et 2 % ont  répondu que le premier texto de la journée les réjouit. Pour 80 % des personnes interrogées, la famille  et le couple sont les principaux motifs de bonheur  tandis que les amis occupent le second lieu, avec 15 %.

« Malgré notre culture incitée par la renommée, celle-ci n’est pas une source primaire de bonheur. Par contre, la véritable joie dépend de notre connexion avec les autres, spécialement avec l’amour et la gentillesse », a conclu l’étude, qui a défini aussi l’argent comme un facteur presqu’insignifiant pour être satisfait.

Les pays concernés par l’enquête ont été la France, l’Italie, l’Espagne, la Grande-Bretagne, la Bulgarie, la Belgique, la Roumanie, la Turquie, la Russie, l’Afrique du Sud, la Chine, les Philippines, l’Argentine, le Brésil, le Mexique et les Etats-Unis.

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Hier soir et dix-sept jours avant la reouverture au public du Teatro Colón,  son Orchestre et sa Chorale ont donné un concert pour tous ceux qui depuis novembre 2006 ont participé à sa rénovation.

La Neuvième Symphonie de Beethoven a été choisie pour ce public tellement spécial, intégré par des orfèvres, restaurateurs, maçons, techniciens, architectes et ingénieurs, tous ceux qui ont mis leur savoir dans le théâtre pendant ces années.

C’était une représentation à porte fermée, seulement pour ceux qui ont restitué la beauté au théâtre mais il y a eu un peu de la nervosité d’une première d’autant plus qu’elle a servi pour prendre des mesures d’acoustique, pour la première fois avec le public dans la salle.

Hormis  les tapis de l’entrée couverts par des plastiques et quelques matériaux  dissimulés aux flancs du foyer, tout brillait  dans le Colón. Un parfum étrange se respirait dans les couloirs qui conduisent aux loges, un parfum mélange de peinture et de nouveau.

Bien qu’au début il y a eu une certaine pudeur  dans la manifestation des émotions,  les formalités habituelles d’un concert symphonique choral de ces caractéristiques n’ont pas été respectées et  une  bonne partie du public ne s’est pas privée  d’applaudir entre un mouvement et le suivant.

Tout  rayonnait  dans le théâtre et la salle semble avoir conservé l’acoustique exquise qui l’a rendue célèbre dans le monde entier.

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Le pédiatre Fernando Polack reçoit aujourd’hui la même distinction mondiale qu’ont méritée des chercheurs comme Albert Sabin, pour la création du vaccin contre la polio, et Robert Chanock, pour la découverte du virus sincicial respiratoire (VSR, qui cause des bronchiolites), et les virus de la parainfluenza.

Le prix  E. Mead  Johnson que la Société de Recherche Pédiatrique décerne depuis 1939, reconnaît l’apport de la recherche en pédiatrie. Polack, directeur de la Fondation Infant et maître de conférences du Département de Pédiatrie de l’Université de Vanderbilt, le recevra aujourd’hui au Canada.

Avec son équipe, il a détecté les gènes responsables de la bronchiolite grave, il a révélé les mécanismes de protection du lait maternel contre les virus respiratoires, il a identifié  la population infantile comme la plus touchée par la Grippe A (H1N1) et a résolu une des plus grandes énigmes immunologiques des dernières 40 années (la raison de l’échec en 1968 du vaccin contre le VSR).

« Je pense à ceux qui m’ont aidé dans ma carrière et le poids qu’ils ont eu dans   beaucoup de choses parfois intangibles, mais décisives au moment de définir mon sort. C’est pourquoi, il est tellement agréable de pouvoir aider les plus jeunes à jouir de faire de la Science pour améliorer la santé des enfants, et créer l’espace pour qu’ils développent leur potentiel », a dit Polack par e-mail depuis Vancouver.

http://www.lanacion.com.ar/nota.asp?nota_id=1260463

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