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Archive for the ‘Culture’ Category

Vous pourrez peut-être distinguer les Argentins des autres Sud-Américains par leur fréquente utilisation de l’interjection “Che”.  Ernesto Guevara l’utilisait habituellement à tel point qu’elle est devenue son surnom reconnu partout dans le monde.

“Che” est un des nombreux mots empruntés aux langues autochtones qui ont enrichi celle du conquérant en incorporant une partie de la cosmovisión des peuples originaires. Selon la version la plus repandue, le mot “Che” nous arrive de la langue des mapuches, peuple indigène dont la dénomination signifie “des gens du terroir” (mapa=terroir et che=gens/personne).

Nous ne disons pas “Che” à n’importe qui, seulement à ceux avec qui nous avons beaucoup de confiance, spécialement les amis, et  généralement nous l’accompagnons du prénom de la personne à qui nous nous adressons : “Che Pedro, vení” (Eh Pedro, viens ici!),  “Che, ¿qué contás?”  (Et toi, comment ça va?). L’utilisation du “Che” comme appellatif de confiance pourrait être assimilée à la grande prédilection par les vocatifs affectueux qui caractérise notre langue.

Comme il arrive avec ces vocatifs affectueux, le choix du “Che” pour se diriger à une autre personne dépend de subtiles – et généralement inconscients- critères d’adéquation définis principalement par les rôles des participants dans la conversation. En Argentine, le “che” va toujours accompagné du tutoiement.

L’Argentine est connue dans toute l’Amérique Latine comme le pays du“Che”.

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Le directeur argentin-israelien Daniel Barenboim retourne cette semaine à Buenos Aires pour offrir une série de concerts dans le Théâtre Colón, une fin émotive pour une tournée dans plusieurs pays latino-américains avec son orchestre juvénile West- Eastern Divan et qui coïncide avec l’anniversaire de ses débuts comme pianiste il y a 60 ans, le 19 août 1950.

Entre le 18  et le 31 août, Barenboim interprétera dans le Théâtre Colón avec  la West-Eastern Divan plusieurs oeuvres de musique de chambre dont les Symphonies de Beethoven, le Quintette de Robert Schumann, le « Dérive 2 » pour onze instruments de Pierre Boulez et les Cinq pièces pour orchestre d’Arnold Schnberg, que le musicien interprétera  avec sa femme, la pianiste Elena Bashkirova.

Pendant son séjour à Buenos Aires, il dirigera aussi les deux compositions centrales de Giuseppe Verdi : la « Messe de Requiem » et l’opéra « Aída »,  interprétées par l’orchestre et le choeur de la Scala de Milan.

La présentation de Barenboim dans le récemment reinauguré Théâtre Colón se produit avec plus de deux années de retard. À l’origine, “el maestro “ avait prévu de diriger l’orchestre de l’Opéra de Berlin le 25 mai 2008, en hommage aux cent ans et à ce qui allait être la réouverture du plus grand théâtre lyrique du pays et un des plus importants du monde. Mais à ce moment-là les retards dans les oeuvres de restauration l’ont obligé à effectuer le concert d’honneur dans le “Luna Park”, scène de récitals de musique populaire et événements sportifs.

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La dépouille du Général José de San Martín repose  depuis 1880  dans la Chapelle Nuestra Señora de la Paz, située dans la Cathédrale Métropolitaine et veillée de façon permanente par deux soldats du corps prestigieux des Grenadiers à Cheval.

Le Libertador est mort le 17 août 1850 à  Boulogne-Sur-Mer, en France, pays auquel il était arrivé après un exil volontaire commencé en 1824. A ce moment-là il était accompagné de sa fille Mercedes et son gendre, Mariano Balcarce,  porteur de son désir posthume : que ses restes reposent dans sa Patrie.

Le cercueil a été construit par le sculpteur français Carrier Belleuse, selon l’influence romantique, néoclassique du style français.

La Chapelle Nuestra Señora de la Paz est située dans la nef droite du temple. Le Mausolée du Libertador est  presque entièrement en marbre rose, la base en marbre rouge de France et la pierre tombale en marbre rouge impérial. Le sarcophage est de couleur noire.

Les restes de San Martín sont entourés de trois sculptures féminines qui représentent  chacun des pays qu’il a libérés : L’Argentine, le Chili et le Pérou.  A côté se trouvent des urnes avec les restes des Généraux Juan Gregorio Las Heras et Tomás Guido et ceux du Soldat Inconnu de l’Indépendance.

Sur la façade de la Cathédrale métropolitaine est écrite la phrase suivante :  “Aquí descansan los restos del Capitán General D. José de San Martín y del Soldado Desconocido de la Independencia. ¡Salúdalos!”. (Ici reposent  les restes du Capitaine Général José de San Martín et du Soldat Inconnu de l’Indépendance. Saluez-les ! ). La meilleure façon de rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour notre Liberté.

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Hier soir a eu lieu la cérémonie de réouverture du Teatro Colón fermé pendant trois années pour travaux  de restauration.

La célébration a commencé à 19.30 hs. avec la projection en 3D (système mapping) sur la façade postérieure du théâtre – sur la rue Cerrito- d’un documentaire historique-musical, qui a parcouru les moments les plus importants de l’histoire du théâtre avec des images d’archive et des entrevues à des personnalités de la culture mondiale. La projection a été accompagnée par le travail de cent artistes sur une scène installée devant cette façade postérieure du théâtre.

Dans l’intérieur du Théâtre plus de 2000 personnalités argentines et internationales, invités privilégiés pour cette occasion,  ont assisté à une représentation de l’acte III du Lac des Cygnes de Tchaikovsky sous la direction du chef Javier Logioia Orbe avec une chorégraphie dirigée par Lidia Segni suivie de  la représentation de l’acte II de l’opéra La Bohème de Puccini sous la direction de Stefano Ranzani et avec l’interprétation de la soprano Virginia Tola.

La fête continuera  aujourd’hui avec des activités et des récitals dans les différentes scènes installées sur l’Avenida 9 de Julio.

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Les 200 ans de la Révolution qui a préparé la voie pour l’indépendance argentine seront fêtés pendant toute l’année et dans tout le territoire du pays avec différentes activités et inaugurations qui prépareront le terrain pour la grande festivité qui aura le 25 mai 2010 comme acte central.

Dans l’agenda du site officiel du Bicentenaire sont détaillées toutes les activités programmées.

Synthèse de la Révolution de Mai 1810.

La Révolution de Mai fut le processus historique qui entraîna la rupture des liens coloniaux avec l’Espagne en 1810 et ouvra le chemin de l’indépendance du pays le 9 juillet 1816. Les évènements de Mai ne firent que cristalliser un mouvement émancipateur cherchant depuis 1806, une plus grande participation politique et économique des créoles. Ainsi, le 22 mai 1810, après ll’arrivée des nouvelles de la chute de la couronne espagnole entre les mains des français, les créoles convoquèrent à un  “Cabildo Abierto” (Conseil Municipal Ouvert) qui dut être accepté par le Vice-roi Cisneros, représentant de l’Espagne dans le pays. Après quatre jours de débats et de révoltes, les intégrants prirent la décision de conformer une Assemblée créole qui assumerait le Gouvernement de la Nation tant que la Couronne espagnole était libérée de la domination française. Ainsi, le gouvernement populaire fut formé par des intellectuels et militaires créoles qui luttaient depuis des années pour la révolution indépendantiste : Cornelio Saavedra, Juan Jose Castelli, Manuel Belgrano, Miguel d’Azcuénaga, Manuel Alberti, Domingo Matheu, Juan Larrea, Juan Jose Paso et Mariano Moreno. À partir de ce fait, la lutte pour l’indépendance fut un chemin inévitable aboutissant au Congrès de Tucuman du 9 juillet 1816.

http://www.bicentenario.argentina.ar

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Hier soir et dix-sept jours avant la reouverture au public du Teatro Colón,  son Orchestre et sa Chorale ont donné un concert pour tous ceux qui depuis novembre 2006 ont participé à sa rénovation.

La Neuvième Symphonie de Beethoven a été choisie pour ce public tellement spécial, intégré par des orfèvres, restaurateurs, maçons, techniciens, architectes et ingénieurs, tous ceux qui ont mis leur savoir dans le théâtre pendant ces années.

C’était une représentation à porte fermée, seulement pour ceux qui ont restitué la beauté au théâtre mais il y a eu un peu de la nervosité d’une première d’autant plus qu’elle a servi pour prendre des mesures d’acoustique, pour la première fois avec le public dans la salle.

Hormis  les tapis de l’entrée couverts par des plastiques et quelques matériaux  dissimulés aux flancs du foyer, tout brillait  dans le Colón. Un parfum étrange se respirait dans les couloirs qui conduisent aux loges, un parfum mélange de peinture et de nouveau.

Bien qu’au début il y a eu une certaine pudeur  dans la manifestation des émotions,  les formalités habituelles d’un concert symphonique choral de ces caractéristiques n’ont pas été respectées et  une  bonne partie du public ne s’est pas privée  d’applaudir entre un mouvement et le suivant.

Tout  rayonnait  dans le théâtre et la salle semble avoir conservé l’acoustique exquise qui l’a rendue célèbre dans le monde entier.

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La Foire Internationale du Livre de Buenos Aires est considérée un des événements culturels et éditoriaux des plus importants de l’Amérique Latine et lieu de rencontre des auteurs, éditeurs, libraires, distributeurs, éducateurs, bibliothécaires, scientifiques et plus de 1.200.000 lecteurs de tout le monde. Elle aura lieu du 22 avril à au 10 mai 2010 dans La Rurale, Predio Ferial de Buenos Aires, sous la devise “Fêter avec des livres”. La surface totale de la Foire est de 37.000 m ². Il y aura 1.300 exposants dont  37 pays,  deux Communautés et un organisme international.

Quelques nouveautés de cette édition :

.  Réunion Internationale de Directeurs de Foires de Livre (Ferieros) qui convoquera aux responsables des foires de livres les plus importantes du monde.

. Création de l’Espace Bandes Dessinées.

. Biennale Borges- Kafka. Au programme une table ronde avec des intellectuels tchèques, un cours sur l’oeuvre des deux auteurs, une exposition photographique et la présentation de l’Orchestre Symphonique dans l’acte de fermeture.

Accès:

. Avenida Sarmiento 2704

. Avenida Cerviño 4474

Horaires :

Jeudi 22 avril : de 18.00 à 22.00 hs.

Du dimanche au jeudi: de 14.00 à 22.00 hs

Vendredi et samedi: de 14.00 à 23.00 hs

Samedi 1er.mai : de 14.00 à 01.00 hs.

Prix de l’entrée:

. Du lundi au jeudi: $ 12,00

. Du vendredi au dimanche: $ 15.00

www.el-libro.org.ar

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