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Archive for the ‘Histoire’ Category

Le touriste qui arrive à la Boca se promène sur Caminito, pose à côté du faux Maradona, s’émerveille devant les danseurs de tango, achète un souvenir et, tout au plus, mange quelque chose dans un restaurant.

Mais il y a une autre Boca, beaucoup plus authentique et  partie fondamentale de l’histoire de Buenos Aires, un quartier unique et méconnu qui veut ouvrir ses portes aux touristes et aux Argentins.  La “Red Turismo Sostenible La Boca-Barracas » offre des circuits alternatifs pour connaître l’intérieur des “conventillos”, des ateliers d’artistes, des“bodegones”, des musées, des centres culturels et des associations civiles.

Il s’agit de cinq circuits sur 10,2 kilomètres comprenant deux clubs traditionnels;  deux importants groupes de théâtre communautaire (Circuito Cultural Barracas y Grupo de Teatro  Catalinas Sur);  trois coopératives;  quatre institutions culturelles dela Boca;  cinq organisations consacrées à la  promotion sociale,  six institutions remarquables (dont La Iglesia de San Juan Evangelista et Bomberos Voluntarios de La Boca);  douze musées, des galeries et des centres culturels; douze locaux de restauration et dix-neuf espaces d’artistes.

Pendant le parcours “Siguiendo las Vias” vous visiterez des “conventillos”, la maison de l’artiste Marjan Grum, la milonga Le Malevaje (la maison a été atelier du peintre Rómulo Macció), le Conventillo du Peintre et l’Association des Voisins de la Boca.

www.redbocabarracas.org.ar

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La ville de Buenos Aires a ses ícônes qui la caractérisent dont l’Obelisco placé au centre de la  Plaza de la República, dans le croisement des Avenues Corrientes et 9 de Julio,  en plein centre porteño.

Sa construction fut finie en mai 1936 pour commémorer le 400ème anniversaire de la première fondation de  Buenos Aires. Sa hauteur est de 67 mètres et sur chacun de ses quatre côtés il y a des inscriptions rappelant un fait historique porteño : la première fondation, en 1536; la séconde et définitive, en 1580; la première fois où fut arboré le drapeau national dans la ville, en 1812 (dans l’église de San Nicolás, qui était exactement à l’endroit de l’actuel obélisque); et la désignation de Buenos Aires comme capitale argentine en 1880. Sur la base du côté sud se trouve aussi un sonnet de Baldomero Fernandéz Moreno.

L’oeuvre fut confiée à Alberto Prebisch, un des principaux architectes du modernisme argentin et concepteur du Théâtre Grand Rex (rues Corrientes et Suipacha). L’Obelisco est fait de pierre blanche de la Provincia de Córdoba. Son unique porte d’entrée est sur le côté ouest où un escalier de 206 marches conduit  jusqu’aux quatre fenêtres du sommet.

El Obelisco est un lieu de diverses activités culturelles (habituellement parrainées par le gouvernement de la ville) et d’autres événements. C’est le lieu de rassemblement des porteños amateurs de sports pour célébrer la victoire de leur équipe, en particulier de l’équipe nationale de football et aussi pour manifester leur opinion contre le gouvernement ou un parti politique. Il a également été utilisé par plusieurs troupes d’acrobates pour accomplir des actes de haute voltige

Très résisté au début, aujourd’hui l’Obelisco est un des symboles architectoniques  de Buenos Aires et point de repère pour beaucoup de touristes.

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La dépouille du Général José de San Martín repose  depuis 1880  dans la Chapelle Nuestra Señora de la Paz, située dans la Cathédrale Métropolitaine et veillée de façon permanente par deux soldats du corps prestigieux des Grenadiers à Cheval.

Le Libertador est mort le 17 août 1850 à  Boulogne-Sur-Mer, en France, pays auquel il était arrivé après un exil volontaire commencé en 1824. A ce moment-là il était accompagné de sa fille Mercedes et son gendre, Mariano Balcarce,  porteur de son désir posthume : que ses restes reposent dans sa Patrie.

Le cercueil a été construit par le sculpteur français Carrier Belleuse, selon l’influence romantique, néoclassique du style français.

La Chapelle Nuestra Señora de la Paz est située dans la nef droite du temple. Le Mausolée du Libertador est  presque entièrement en marbre rose, la base en marbre rouge de France et la pierre tombale en marbre rouge impérial. Le sarcophage est de couleur noire.

Les restes de San Martín sont entourés de trois sculptures féminines qui représentent  chacun des pays qu’il a libérés : L’Argentine, le Chili et le Pérou.  A côté se trouvent des urnes avec les restes des Généraux Juan Gregorio Las Heras et Tomás Guido et ceux du Soldat Inconnu de l’Indépendance.

Sur la façade de la Cathédrale métropolitaine est écrite la phrase suivante :  “Aquí descansan los restos del Capitán General D. José de San Martín y del Soldado Desconocido de la Independencia. ¡Salúdalos!”. (Ici reposent  les restes du Capitaine Général José de San Martín et du Soldat Inconnu de l’Indépendance. Saluez-les ! ). La meilleure façon de rendre hommage à tous ceux qui ont combattu pour notre Liberté.

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Perdus pendant des années, ils ont fait leur réapparition au moment opportun. Hier, pour l’ouverture de la Fête du Bicentenaire, on a exhibé pour la première fois l’Acte de convocation au Conseil Municipal Ouvert (Cabildo Abierto) du 25 Mai 1810 ainsi que les pétitoires populaires exigeant la formation d’une nouvelle Assemblée de Gouvernement.

Les documents font partie de l’exposition Huellas de la Revolución (Traces de la Révolution),  qui depuis aujourd’hui peut être visitée dans le Museo Histórico Nacional.   Dans chaque feuille, apparaissent des signatures de personnages célèbres de l’Histoire Argentine : Cornelio Saavedra, Domingo French et Juan Jose Castelli parmi d’autres.

Le document le plus important est sans doute le pétitoire populaire exigeant la formation d’une nouvelle Assemblée de Gouvernement  avec la signature de  409 voisins de Buenos Aires et présenté au “Cabildo” (Conseil Municipal) – par alors l’organe politique maximal-  Dans la place, une multitude soutenait ce  pétitoire. C’est par la pression de ces voisins que le Conseil Municipal a fini par accepter les conditions et  la Première Assemblée s’est formée.

Parmi les objets exhibés au public il y a  la boîte à cigares de Mariano Moreno, secrétaire – avec Juan Jose Paso– de cette Première Assemblée,  une des 450 invitations envoyées à ceux qui ont intégré le Conseil Municipal Ouvert et les documents exigeant l’abdication du Vice-roi Cisneros.

L’exposition  inclut aussi le drapeau de “ Macha”. Il s’agit du drapeau le plus ancien qui aurait appartenu à “el Ejército Auxiliar del Alto Perú” commandé par  Manuel Belgrano.

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Les 200 ans de la Révolution qui a préparé la voie pour l’indépendance argentine seront fêtés pendant toute l’année et dans tout le territoire du pays avec différentes activités et inaugurations qui prépareront le terrain pour la grande festivité qui aura le 25 mai 2010 comme acte central.

Dans l’agenda du site officiel du Bicentenaire sont détaillées toutes les activités programmées.

Synthèse de la Révolution de Mai 1810.

La Révolution de Mai fut le processus historique qui entraîna la rupture des liens coloniaux avec l’Espagne en 1810 et ouvra le chemin de l’indépendance du pays le 9 juillet 1816. Les évènements de Mai ne firent que cristalliser un mouvement émancipateur cherchant depuis 1806, une plus grande participation politique et économique des créoles. Ainsi, le 22 mai 1810, après ll’arrivée des nouvelles de la chute de la couronne espagnole entre les mains des français, les créoles convoquèrent à un  “Cabildo Abierto” (Conseil Municipal Ouvert) qui dut être accepté par le Vice-roi Cisneros, représentant de l’Espagne dans le pays. Après quatre jours de débats et de révoltes, les intégrants prirent la décision de conformer une Assemblée créole qui assumerait le Gouvernement de la Nation tant que la Couronne espagnole était libérée de la domination française. Ainsi, le gouvernement populaire fut formé par des intellectuels et militaires créoles qui luttaient depuis des années pour la révolution indépendantiste : Cornelio Saavedra, Juan Jose Castelli, Manuel Belgrano, Miguel d’Azcuénaga, Manuel Alberti, Domingo Matheu, Juan Larrea, Juan Jose Paso et Mariano Moreno. À partir de ce fait, la lutte pour l’indépendance fut un chemin inévitable aboutissant au Congrès de Tucuman du 9 juillet 1816.

http://www.bicentenario.argentina.ar

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La République Argentine est située dans l’hémisphère sud et occidental du continent américain.  C’est le second pays en extension de l’Amérique du Sud et le huitième du monde. Il possède une superficie continentale de 2.791.810 de Km2.

La superficie totale avec le secteur antarctique et les Iles de l’Atlantique Sud est de 3.761.274 de Km2.

L’Argentine est longue de 3 800 kilomètres du nord au sud et de 1 400 kilomètres de l’est à l’ouest.
Elle est divisée en  23 provinces et  une Cité Autonome érigée en district fédéral (Ciudad Autónoma de Buenos Aires),  siège du gouvernement national :

. Buenos Aires ,  Catamarca,  Chaco., Chubut, Ciudad Autónoma de Buenos Aires, Córdoba, Corrientes,  Entre Ríos,  Formosa,  Jujuy,  La Pampa,  La Rioja, Mendoza, Misiones, Neuquén, Río Negro, Salta,  San Juan, San Luis, Santa Cruz, Santa Fe,  Santiago del Estero, Tierra del Fuego e Islas del Atlántico Sur, Tucumán.

Système Politique : Républicain Représentatif et Fédéral
Population estimée : 40.000.000 d’habitants
Langue : Espagnol. Autres langues : Quechua, Guarani et Araucano.

Les principaux types de climat de l’Argentine sont quatre : chaud, tempéré, stérile et froid. L’extension du territoire et les accidents du relief déterminent l’existence de variétés dans chacun des types cités.

L’Argentine : Creuset de Races

Les premiers habitants de l’actuel territoire argentin ont été des indigènes ceux qui, réunis en diverses tribus, ont développé leurs cultures respectives en degré divers.
Au  XVIe siècle se produit l’arrivée des conquérants espagnols apportant leurs coutumes et valeurs propres et en produisant une rencontre culturelle perdurable , non exempte de douleur dans beaucoup de cas et de coopération dans d’autres. Du point de vue démographique, cette rencontre a donné lieu au métissage blancs et Indiens,  auquel on ajouterait en degré plus petit, l’apport d’habitants noirs apportés depuis l’Afrique ou depuis le Brésil en qualité d’esclaves, particulièrement dans la zone del Río de la Plata. Métis, mulâtres et “zambos” doivent ainsi consigner la conformation de la population créole.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle et la première du XXe, s’est produit l’arrivée d’un important apport migratoire d’origine principalement européenne, qui constitue un autre pilier fondamental au moment de définir l’essence de l’ “argentinidad” comme produit d’un véritable « creuset de races ».

La cuisine argentine est le résultat d’une savoureuse synthèse, résultat de l’apport des plats européennes appartenant aux différents courants migratoires, assaisonnés et combinés avec des aliments propres du sol indigène.
Font partie de la gastronomie créole le “asado con cuero”( le rôti avec cuir), le locro, la carbonada, la humita, el tamal,  las empanadas, el chipá, la mazamorra, el dulce de leche, el arrope, la yema quemada, el quesillo de cabra  et une ravissante variété de sucreries régionales. L’infusion caractéristique est le maté – partagé avec ses voisins latino-americains du Sud – de préférence le « cimarron » (amer), et ses variantes : sucré, cuit, au lait et “tereré” (froid) . Les boissons traditionnelles sont le vino patero, la aloja y la chicha  (ces dernières dans les provinces du Nord-ouest).

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Avec des cérémonies du souvenir à Buenos Aires et sur tout le territoire national, l’Argentine entend commémorer avec une solennité particulière, ce vendredi 2 avril, le vingt-huitième anniversaire de la guerre des Malouines. Comme à l’accoutumée, la principale manifestation aura lieu à Ushuaia, la capitale de la Terre de Feu, province qui inclut, d’après la loi et les manuels locaux, les Malouines et les autres îles de l’Atlantique Sud  dont la souveraineté est toujours revendiquée par les Argentins. Non sans argument, puisque ces territoires faisaient partie du vice-royaume du Río de la Plata, auquel succéda l’Argentine lors de l’indépendance en 1816. Mais l’autorité de Buenos Aires n’a pu s’y exercer de manière effective que durant dix-sept ans, en raison de l’occupation militaire des Malouines par le Royaume-Uni en 1833, puis durant les 74 jours du conflit de 1982 (2 avril – 14 juin).

Selon l’article 1 de la Loi 26.110, le 2 avril est établi comme le Jour du Vétéran et de ceux tombés dans la Guerre des Malouines et jour férié en Argentine.

Le 2 avril 1982, des centaines de jeunes presqu’adolescents, qui effectuaient le service militaire obligatoire ont été débarqués dans les Iles Malouines.

La Guerre avait commencé comme une stratégie de plus du plan génocide porté en avant par la dictature et utilisée pour se perpétuer dans le pouvoir

Pour ces jeunes le froid, la faim, l’abandon.

Dire “ Malvinas ” peut signifier dire Galtieri, Astiz, Menéndez, souveraineté, dépendance, complicités, lâcheté, tristesse, tranchée. Mais jamais manque de mémoire.

La défaite des Forces Armées argentines aux Malouines a contribué à la chute de la junte militaire et à la transition démocratique.

Le retour des combatants passsé sous silence par une défaite veut persister à travers les années. Nous avons ici un compromis : protéger la mémoire des  « pibes » de Malvinas en rendant propice l’autre mémoire et en composant depuis le passé un lien avec le présent.

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